Manger chez l'habitant : un type de restauration réglementé

Du producteur au consommateur, du terrain directement dans l'assiette pourrait-on résumer. Comment s'y retrouver ? Que faut-il savoir sur ces modes de consommation qui s'écartent des circuits traditionnels de restauration ou d'hôtellerie ?

Il existe des fermes-auberges, ces propriétés où des exploitants ont choisi de développer une activité "auberge" en parallèle avec le travail agricole. Un moyen d'élargir son champ d'intervention pour procurer un complément financier mais également pour mettre à l'honneur les productions animales ou végétales issus de l'exploitation. Du producteur au consommateur, du terrain directement dans l'assiette pourrait-on résumer. 
Il existe aussi les tables d'hôtes. Il s'agit ici de repas de pension ou de demi-pension rattachés à l'activité d'hébergement. 
Mais, comment s'y retrouver ? Que faut-il savoir sur ces modes de consommation qui s'écartent des circuits traditionnels de restauration ou d'hôtellerie ? 
Premièrement, la restauration en milieu rural proposée par des agriculteurs ou des particuliers doit avant tout privilégier les produits du terroir et s'inclure dans un cadre familial. Ceci dit, la restauration chez l'habitant doit respecter les mêmes garanties que les autres formes de restauration. Elle est soumise aux réglementations qui concerne l'affichage des prix des menus, de la carte des vins, la dénomination des plats et des vins, les règles concernant l'hygiène notamment. 
 
Ferme-auberge : les obligations
Il faut savoir que la dénomination ferme-auberge suppose l'existence, sur place, d'une exploitation agricole vivante, en activité principale. C'est l'activité “auberge” qui doit être secondaire, et non l'inverse. Les plats principaux doivent être composés majoritairement de produits de la ferme, ayant la qualité fermière, typiques de la région concernée. Il n'est pas envisageable de proposer de saumon norvégien en Ardèche, ni de spécialités italiennes en Bretagne. Enfin, les approvisionnements extérieurs (les "dépannages") sont possibles ; à condition qu'ils soient limités, qu'ils correspondent à la typicité revendiquée et qu'ils présentent une qualité "fermière" vérifiable. Le consommateur doit en être informé. 
 
Tables d'hôtes
La capacité des tables d'hôtes est limitée à celle de l'hébergement et les repas doivent être pris à la table familiale. La cuisine doit être de qualité et les ingrédients du terroir (de préférence).
Parmi les interdictions figurent : plusieurs menus par service, plusieurs tables, le dépassement de la capacité d'accueil et l'ouverture au public extérieur. Dans le cas contraire, il ne s'agit plus d'une table d'hôtes mais d'un restaurant. 
A noter que depuis le 1er juin 2013, une formation "Permis chambre d'hôtes" est obligatoire pour les loueurs de chambres d’hôtes et les tables d’hôtes si elles offrent (pot d’accueil) ou vendent des boissons alcoolisées à leurs clientèles.
Les chambres d'hôtes sont des chambres meublées situées chez l'habitant en vue d'accueillir des touristes pour une ou plusieurs nuitées assorties de prestations.
 
Sources :
×

Faites-vous rappeler

Si vous ne souhaitez pas vous inscrire en ligne, ou voulez simplement des renseignements, laissez-nous votre nom et votre numéro de téléphone, et nous vous rappelerons dans les plus brefs délais.

×

Faites-vous rappeler

Fermer