Kékette, Levrette ou Cagole : les bières artisanales se font mousser

D'après les données de l'association des Brasseurs de France - qui représente 120 sites brassicoles, 2 000 types de bières différentes et près de 4 500 emplois directs -, la France est le 8ème pays producteur de bières en Europe, avec 28% en export essentiellement en Europe.

Depuis une dizaine d'années, 500 micro brasseries se sont créées avec une capacité de production dépassant rarement les milliers d'hectolitres par an. Elles sont d'ailleurs réparties quasi uniformément sur le territoire et plus seulement dans les régions de tradition brassicole comme le Nord et l'Est.
 
 
Se faire du bien avec le malt
Et parmi les petites maisons qui montent, qui montent, certaines ont misé gros sur leur nom. Quitte à choquer, à marquer les esprits. A commencer par la désormais célèbre Kékette, une normande qui se décline à l'envi en blonde, brune, en 6.9 bien ambrée, extra large... Si à la Saint-Patrick (le 17 mars) ou pour toute autre occasion, on venait à vous proposer un coup de Kékette, n'y voyez donc pas de mal. Mais plutôt du malt. Changement de position avec une autre marque de bière artisanale... La Levrette version blonde, cherry, bio, triple ou grand cru, séduit avec son packaging drôle et coloré autour de facétieux lapins... Cap ensuite vers le sud. Vers la Méditerranée où un brasseur marseillais rend hommage aux femmes un brin vulgaire, affriolant, à la verve peu discrète : La Cagole. Lancée en 2003, la maison surfe à fond (la caisse de 6 ou 12 bouteilles) sur l'esprit sudiste. Et, en plus, les produits sont trop franchement bons. 
 
Recette : décret applicable depuis le 1er janvier 2017
Il y a vingt-cinq ans, une trentaine de bières était proposée aux consommateurs. En seulement quelques années, la naissance de bières artisanales a révolutionné l'univers de la pression. Près de 800 brasseries se partagent désormais le marché. Face à l'évolution dans la liste des composants (miel, fruits, herbe ...), le décret édicté en 1992 sur les ingrédients de la bière était devenu obsolète. Plus dans l'air du temps, la législation a fait un bon en avant. Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau texte (décret du 15 novembre 2016 relatif à la composition et à l'étiquetage des produits brassicoles) prévoit la possibilité qu'une bière soir additionnée de matière végétale admise dans l'alimentation (au de-là des fruits, légumes, plantes stipulées dans le texte de 1992). L'ajout de miel est admis ainsi que celle de boissons alcoolisées à la condition qu'elles n'augmentent pas le degré alcoolique final de plus de 0,5 degré. 
 
Par ailleurs, le brasseur a l'obligation d'informer le consommateur et de préciser sur l'étiquetage la composition. Il faut savoir que les colorants sont autorisés, à la seule condition qu'il s'agisse de colorants d'origine végétale (jus de betterave, concentrés de fruits et de légumes, extraits de fleurs). Ce décret "nouvelle pression" consacre l'usage des mentions bière de grande qualité et bière pur malt. 
Les bières conformes à la réglementation en vigueur jusqu’à cette date peuvent être commercialisées jusqu’à épuisement des stocks.
 
Consultez le décret du 15 novembre 2016 : http://bit.ly/2mBPLVJ
 
 
Pour les amateurs :
La Cagole, www.lacagole.com
 
 
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

 

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