Les dates de péremption, un enjeu du XXIème siècle

Le gouvernement allemand souhaite faire de nouvelles propositions de réformes pour lutter contre le gaspillage alimentaire au niveau européen. Les Pays-Bas soutiennent ce projet et, on l’espère, bientôt la France.

 Le gaspillage alimentaire est l’un des enjeux les plus important du XXIème siècle. Face à ce problème croissant, le Ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture allemand, Christian Schmidt, a proposé un plan d’action. Dans ce projet, il souhaite supprimer les dates de péremption d’ici 2030, après avoir reçu les résultats alarmants d’une étude qu’il avait demandé : en moyenne un allemand jetterait 83 kilos de nourriture par an. Un gaspillage alimentaire terrible, que le Ministre souhaite donc éradiquer.

 

Le débat s’ouvre sur les dates de péremptions
Mais l’Allemagne n’est pas un cas isolé, en effet l’Association Nationale des Industries Alimentaires, a publié dans un rapport récent « que 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année dans le monde, ce qui représente un tiers des aliments produits dans le monde ». Des chiffres plus qu’alarmants, quand on sait que l’un des défis des années à venir sera de nourrir la population mondiale. Comment parvenir à réduire ce gaspillage alimentaire ? Faut-il, comme le Ministre allemand le suggère, s’attaquer aux dates de péremptions ? Si les dates de péremptions ont été mises en place pour aider les consommateurs dans la conservation des aliments, il s’avère qu’en réalité on ne les connaît pas très bien. Pour ce qui est de la Date Limite de Consommation par exemple, il s’avère que des fois certains produits peuvent encore être consommés après la date indiquée. Le débat s’ouvre alors, et on peut se demander si ces DLC sont issues d’un principe de précaution à l’égard du consommateur, ou si elles peuvent servir aux industriels à inciter le consommateur à acheter de nouveau ? Il faut également être vigilent, car peu de gens savent faire la différence, mais il existe deux types de dates de péremptions. Pour comprendre ces cigles et leurs distinctions, A.S, responsable qualité dans une grande entreprise, nous éclaire.

 

Date Limite de Consommation (DLC)
« Il existe deux notions : la Date Limite de Consommation, dite DLS qui indique la date impérative au delà laquelle le produit ne peut plus être vendu, ni en théorie consommé. Cette date là est surtout indiqué sur les produits très périssable, qui sont de ce fait définie par la réglementation. Par exemple, les industriels qui produisent des yaourts ou du beurre n’ont pas le choix de la DLC. Ils appliquent la loi qui indique la date après fabrication. Ce qui est troublant pour la réglementation de cette DLC, c’est qu’elle peut changer selon les pays, et pour un même produit la DLC peut donc être différente. On a également l’exemple des yaourts qui peuvent être mangés plusieurs jours après la DLC.

 

Date de Durabilité Minimale (DDM)
« Cette DDM remplace la DLUO que l’on connaissait avant (date limite d’utilisation optimale). Au delà de cette date le produit peut même être vendu. Mais en général, les distributeurs ne prennent pas le risque car les consommateurs n’achèteront pas un produit qu’ils pensent périmé. Cette DDM est inscrite sur les produit non périssables, et dans ce cas-là c’est l’industriel lui même qui fixe la date, après une série de tests, d’analyses, etc. La consommation d’un produit après sa DDM n’est absolument pas dangereuse ».

 

Ces questions alimentaires sont donc un enjeu central à l’échelle nationale mais aussi dans le monde entier, et les dates de péremptions doivent elles aussi peut-être être questionnées.

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